Accueil et Actualités


Miguet 2017
Eléments de réflexions avant dimanche, le "bloc-notes" de L'Hebdo Bourseplus n°891

Chers Abonnés,
Lecteurs occasionnels,
inscrits sur www.bourse.fr,

Nous vous avons consulté et votre choix semble arrêté... ou hésitant.

Merci donc aux 12.415 personnes ayant répondu.

  1. Vote blanc? C’est 16,6% de ceux qui se sont exprimés.
  2. Abstention? Vous êtes 6,27%.
  3. Vote nul pour 7,23% d’entre vous.
  4. Vote révolutionnaire? Vous êtes 41,21% à choisir Marine Le Pen...
  5. et 28,67% pour le candidat Emmanuel Macron (sic), le successeur de Hollande.


Je me permets de vous envoyer ci-dessous le contenu complet de mon Bloc-Notes de l’Hebdo Bourseplus n°891.

Lisez-le et n’hésitez pas à transférer ce courriel (ou son contenu complet) à vos amis, via Facebook, par courriel transféré...

Si ce n’est pas encore le cas, abonnez-vous à un hebdomadaire 100% libre depuis près de 20 ans déjà et qui le restera.

http://www.hebdobourseplus.com


Gardez foi en la France, notre précieuse patrie et notre bien commun.

Fidèlement à vous,

Nicolas MIGUET


Emmanuel Macron : quelques éléments à savoir.   

Mes lecteurs fidèles le savent, je ne suis ni intolérant, ni sectaire et les colonnes de notre journal sont ouvertes à de très nombreuses opinions, via des entretiens avec des personnes très diverses. Il se trouve que j’ai pu me forger une opinion circonstanciée sur la personne Emmanuel Macron, car j’ai eu l’occasion de pratiquer l’individu dans son métier de “banquier d’affaires”, tellement dévoyé que j’ai pu créer un néologisme en accolant banquier et gangster en un “bankster” qui est désormais entré dans le vocabulaire courant. Macron est “le meilleur” des banksters comme naguère Mesrine fut le meilleur des gangsters. Imaginez-vous Mesrine à la tête de la France? Figurez-vous que chez Rothschild, on imagine très bien que l’énarque défroqué, ancien employé de “la maison” devienne le chef de l’Etat et puisse présider à la “vente à la découpe” de la “maison France”. Le Macron banquier que j’ai connu est tel que décrit sur cet article publié sur streetpress.com (https://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde). Lisez-le, c’est édifiant. Dans tous les dossiers où j’ai pu cotoyer Macron et ses collègues de chez Rothschild, Lazard et autres établissements, je n’ai rencontré qu’une avidité sans limite, avec aucun respect pour les entreprises et pour leur personnel. On les a croisés dans l’affaire Eurotunnel où, mis à la porte, ils ont fracturé la fenêtre pour revenir chercher de juteuses commissions. On les a vu ensuite chez Belvédère (où les nouveaux dirigeants furent recrutés par le fonds spéculatif Oaktree, le mandataire “de justice” étant conseillé... par Rothschild). Dernièrement, je les ai croisés dans le dossier Solocal (les fonds créanciers viennent d’empocher plus de 200 millions € de profit lors de la restructuration de la dette). Un livre sur la Caisse des Dépôts écrit récemment multiplie les exemples d’enrichissements énormes effectués par “ces gens là” au détriment de “La Caisse”, donc du contribuable. Macron a autorisé le rachat de SFR par Drahi (Altice), 5.000 emplois supprimés en direct et des milliers de sous-traitants sur la paille, sans compter le milliard d’euros qu’il manque chaque année dans les caisses publiques (IS en moins, la dette ayant basculé d’Altice à SFR, TVA minorée via un tripatouillage nommé “SFR Presse”). Que BFM TV soit devenue “BFMacron” ne doit pas vous étonner. Hollande étant dans l’incapacité de se représenter (d’affaire en affaire, d’augmentation du chômage en ardoise fiscale...), le grand bankstérisme a trouvé utile de monter de toutes pièces un “machin” pour garder le pouvoir.

 
Emmanuel Macron, le secret et les manipulations.      

Pour garder le pouvoir de détourner chaque année des dizaines de milliards d’euros via les intérêts de nos dettes (publiques et privées), des commissions juteuses et des plus-values tout aussi coquettes, les banques ont trouvé le “profil idéal” avec le “beau gosse” Macron. Il est “tenu”, vraisemblablement, et je ne vais pas reprendre ici les rumeurs qui courent tout Paris comme du temps où DSK fut le favori des banques... avant de s’effondrer. Certains disent que Macron, c’est Cahuzac en pire. Là encore, je manque de preuves... Tel un Villepin moyen (l’homme du Qatar a fait une fortune colossale via la vente d’une “collection” d’objets napoléoniens et de juteux contrats une fois devenu avocat d’affaires), le Macron aime l’argent, les beaux habits et les ors de la République. Officiellement, il a réussi l’exploit de claquer 3,2 millions € touchés en deux ans chez Rothschild en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Bénévole comme conseiller de François Hollande? Ben voyons... Combien pour ses prestations à l’Elysée? Mystère total. Il avoue un “patrimoine net” d’environ 34.000 euros seulement à 39 ans. Tel un magicien, tout ce qu’il touche disparait, visiblement : argent, emplois... La braderie à General Electric de la division énergie d’Alstom a mis la division ferroviaire sur la paille? Pas grave... l’Etat commande (à crédit) des rames de TGV qui étaient destinées à rouler sur la ligne Paris-Granville (tractées par une locomotive diesel, donc). Le secret du recrutement de Macron dans le “casting du grand prix de la présidence” est bien gardé, mais sachez que l’argent n’a pas manqué pour cette superproduction digne d’Hollywood. Pas moins de 10 millions d’euros furent dépensés en appels téléphoniques, programmes dans les boîtes aux lettres, meetings et affichage massif par des professionnels entre le lundi de Pâques et le samedi 22 avril inclus. Il est très bizarre (j’en ai déjà parlé, je n’y reviendrai pas) de constater que ses anciens collaborateurs de Bercy sont cités comme les “gorges profondes” qui ont alimenté Le Canard Enchaîné avec un dossier très complet sur l’histoire fiscale du couple Fillon (qui déclarait tout) depuis 1982. Il est tout à fait étrange de constater que les fichiers d’abonnés individuels de SFR (du fumeux Drahi, favorisé par Macron, on l’a déjà dit) ont été utilisés pour la retape insistante de dernière minute. Malgré les milliers d’heures de propagande, le flux normal des adhérents à la secte des adorateurs du gourou n’étant pas suffisant, il a fallu recruter. Bygmalion, à côté de la campagne Macron (estimée entre 60 et 80 millions d’euros au total), c’est de la “petite bière”.

 
Emmanuel Macron, l’archétype du grand bankster très organisé (et aidé).
 

Une page du livre “Un président ne devrait pas dire cela” (plus de 250.000 ventes) prouve que François Hollande est à l’origine de la création du mouvement “En Marche!” lancé en avril 2016 par Emmanuel Macron avec des moyens colossaux. Tout dans la campagne qui est en train de se terminer prouve que, faute de pouvoir se présenter par lui-même, après avoir poussé autant qu’il lui était possible de le faire Marine Le Pen (ce que j’ai annoncé dès 2012), François Hollande, fin Machiavel, a lancé l’acteur de théâtre Macron puis a mis tout l’appareil du pouvoir à son service. Comme l’argent n’a pas manqué, En Marche! a reçu près de 10 millions d’euros en 2016, au moins trois fois plus depuis le début de l’année 2017 et le candidat Macron a récupéré en prêts bancaires ou en dons largement plus de 20 millions d’euros pour faire campagne. Outre Bernard Mourad, son bras droit, Patrick Drahi, qui a obtenu SFR de part la signature de Macron, a ouvert les vannes des coordonnées des abonnés individuels de SFR et celles d’une énorme campagne Internet, faute de militants, qui a créé “le buzz”. Ensuite, le candidat a été un très docile sujet de ses maîtres. Il faut “faire peur” suite à l’épisode Whirlpool qui a rendu sa concurrente sympathique dans l’électorat populaire? Vite: on organise une “séquence commémoration” pour assimiler le FN et ses alliés aux nazis des années 1930. Visite à Oradour sur Glane, puis mémorial de la Shoah, puis journée de la déportation, puis “hommage à un noyé” (de 1995, affaire jugée et FN non responsable) et enfin réception de l’ancien secrétaire de Jean Moulin... Pendant ce temps là, on ne parle pas de ce programme creux, du chèque en blanc à accorder au candidat sortant, surnommé justement Emmanuel Hollande. L’écrivain Paul-Marie Coûteaux, auteur du discours “de Vezelay” prononcé par Fillon le 15 avril dernier ayant décidé de donner sa talentueuse plume à Marine Le Pen, il est logique qu’il y ait eu reprise de quelques-unes de ses phrases choc, que la candidate approuve vu qu’elle les a prononcées. Voilà que BFMacron fait un orchestre symphonique sur le thème du plagiat, et que les jours se poursuivent sans que l’on n’aborde le fonds du programme de Macreux. C’est aussi bien organisé que l’arrivée opportune du dossier fiscal de la famille Fillon dans les pattes du Canard Enchaîné. Dans les valises du candidat Macron, il y a toujours la fin de la déstructuration de la famille entamée par Hollande, l’euthanasie (tuer les vieux inutiles, cela permettra de résoudre le déficit de la sécu?), la GPA et plein de méchantes choses.


Voter Macron? C’est au-dessus de mes forces (Martine Aubry).

Une fois n’est pas coutume, je cite Martine Aubry. Au contraire de la fumeuse “dame des trente-cinq heures”, je ne vais pas changer d’avis sous la pression du système. Sentez-vous libre de faire ce que vous voudrez, je ne donnerai pas de consigne, je vous fais part juste de mon impossibilité. “Non possumus”. Je ne puis voter pour un acteur de théâtre qui joue une pièce sans convictions aucune mais au programme de laquelle il est écrit qu’un “petit vieux” inutile à la société est bon pour être “euthanasié”. Je ne voterai pas non plus pour un mec qui utilise la mémoire sacrée des combats de la France pour la détourner, accusant un jour notre pays de “crimes contre l’humanité” au titre du fait colonial puis un autre sa concurrente d’être co-responsable du régime de Vichy (elle est née en 1968, sic), de la déportation, du massacre d’Oradour-sur-Glane et de l’horreur de la Shoah (pour la Saint Barthelemy, il devait manquer de “preuves”). Je combats le grand bankstérisme matin, midi et soir, au profit de mes lecteurs, et j’ai encore croisé les collègues du Macreux aux côtés des fonds prédateurs qui ont ruiné les actionnaires individuels de Solocal. Non, je ne “marcherai pas” dans la combine qui vise à faire réélire François Hollande par procuration. Mes valeurs fondamentales s’opposent fondamentalement à tout ce que peut représenter Emmanuel Macron. Voilà, c’est dit. Macron, c’est non, non et non. Que faire dimanche? S’abstenir? C’est possible, mais ce n’est pas dans ma culture. Prendre les deux bulletins et les déchirer pour les mettre dans l’enveloppe? Pourquoi pas... Un bulletin blanc ne comptera pas dans le quorum, mais Macron élu avec trois ou quatre millions de bulletins blancs en face de lui claquant comme autant de mots de Cambronne à sa figure de faux-jeton, cela peut avoir de l’allure. Utiliser le bulletin Fillon envoyé avec les professions de foi, mettre un “chèque de 2.200 milliards € à l’ordre de Rothschild”, pour rappeler la dette publique, c’est nul à tous les sens du terme. Le “renoncement au renoncement” (à l’euro) effectué par Marine Le Pen lors de sa campagne du deuxième tour rend ce vote “tabou” bien plus “hallal” qu’auparavant et je sais que nombre d’entre vous feront, comme Christine Boutin, le choix de ce “vote révolutionnaire”, comme naguère l’électorat PS ne barguignait pas pour voter communiste, au nom de la “discipline républicaine”. Je sais que je vais hésiter jusqu’au rideau de l’isoloir, mais soyez certains que ma voix n’ira pas à Macron. L’agneau ne doit pas voter pour son boucher égorgeur.                 

 

Nicolas MIGUET, journaliste, 
fondateur et directeur du seul hebdomadaire économique 
sans publicité en France, L’Hebdo Bourseplus (chaque vendredi en kiosques
et par abonnement http://www.hebdobourseplus.com).

Jeudi 4 mai 2017

<<
>>




Facebook de Nicolas Miguet Le Flickr de Nicolas Miguet Twitter de Nicolas Miguet

Être informé des mises à jour
 



Mentions Légales - © R.C.F. - 2012/17